Nicolai Deutsch

Photo en noir et blanc prise du dessus d'un plongeur filmant un grand requin nageant près du fond de l'océan.

Le cinéaste et ambassadeur Canon Nicolai Deutsch se spécialise dans les prises de vue spectaculaires sous les vagues. Sur cette photographie, Nicolai filme un grand requin avec une caméra Canon. « Ils sont tellement majestueux et calmes », dit-il de ces créatures souvent décriées. © Michael Geyer

Le cinéaste et caméraman allemand Nicolai Deutsch est aussi à l'aise derrière l'objectif sur la terre ferme que sous l'eau, mais ce qui le motive le plus, c'est d'explorer les profondeurs de l'océan, de réaliser des films captivants qui « offrent au reste du monde une nouvelle perception de la nature ».

De l'enregistrement de séquences vidéos pour des marques prestigieuses, comme la société d'équipement de plongée Fourth Element, Poseidon Diving Systems et le fabricant de montres suisses Delma, à l'observation de requins pour le documentaire Seaspiracy de Netflix en 2021, Nicolai est devenu un créateur qui prospère dans les profondeurs.

Originaire de Stuttgart en Allemagne, Nico a commencé à plonger avec son père à l'âge de 7 ans et a obtenu la certification PADI Junior Open Water Diver à l'âge de 10 ans. Après avoir reçu un appareil sous-marin pour son douzième anniversaire, il a développé une passion pour la photo et en a fait son métier.

« Je me suis intéressé au monde sous-marin, car mon père adore plonger et m'y a emmené très jeune », explique Nicolai. « Enfant, je mourrais d'envie d'y aller, mais mes parents me disaient : "Tu es trop jeune !". À cet âge-là, plus on nous interdit quelque chose, plus cela devient attirant. »

« J'y suis allé dès que j'en ai eu l'autorisation et j'ai vraiment adoré. J'ai pris de très mauvaises photos avec mon appareil, mais je me suis beaucoup amusé et c'est toujours lors des séjours-plongées que j'ai voulu documenter et filmer des choses ».

Portrait du cinéaste et ambassadeur Canon Nicolai Deutsch portant un équipement de plongée.
Lieu : Stuttgart, Allemagne
Domaines de prédilection : réalisation de films sous-marins
Kit préféré :
Image tirée de la bande-annonce sous-marine du cinéaste Nicolai Deutsch montrant de nombreux petits poissons colorés nageant près d'un récif corallien.

À l'occasion d'un programme d'échange d'étudiants en Nouvelle-Zélande, Nicolai a suivi un cours d'initiation à la photographie analogique avec l'appareil photo argentique Canon AE-1 35mm de son oncle. Cette décision l'a amené à s'inscrire pour étudier le cinéma et l'animation numériques à son retour en Allemagne. Son premier reflex fut le Canon EOS 600D (désormais remplacé par le Canon EOS 850D), suivi du Canon EOS 5D Mark III (désormais remplacé par le Canon EOS 5D Mark IV) et d'une Canon EOS C100 (désormais remplacée par la Canon EOS C70).

« J'ai tenté d'allier ma passion pour le monde sous-marin aux connaissances cinématographiques que j'ai acquises. J'ai ainsi commencé à tourner des vidéoclips sous-marins et à réaliser des projets de films pour ma thèse de licence sous l'eau », explique-t-il. « De fil en aiguille, j'ai décidé d'acheter un boîtier pour ma caméra suivante, la Canon EOS C200, ce qui représentait un investissement assez important pour moi à l'époque. C'était un grand pas pour moi de décider que je voulais en faire mon métier ».

Nicolai a régulièrement assisté à des spectacles de plongée pendant ses études et a commencé à travailler pour des entreprises vendant des boîtiers de caméras sous-marines. Grâce à cela, il a noué des contacts qui l'ont amené à tourner des publicités pour des voyages touristiques.

Un homme vêtu d'un short, d'un t-shirt et portant des lunettes de soleil, appuyé contre le coffre d'une voiture, règle son matériel de plongée et sa caméra.

« J'aime la simplicité d'utilisation des caméras Canon », déclare Nicolai. « Elles sont très intuitives avec leurs filtres ND intégrés au système de menus et leurs raccourcis programmables. » © Alex Schuchmann

Un homme vêtu d'une combinaison et portant un masque, agenouillé sur le fond d'une piscine, filme un nageur par en dessous.

« J'aime beaucoup le système d'autofocus de Canon. Il y a beaucoup de choses à gérer simultanément sous l'eau », déclare Nicolai, qui propose également des services de photographie et de marketing. © Sarah Gauthier

La curiosité continue aujourd'hui encore de guider de Nicolai, son projet le plus complexe étant un tournage personnel pour lequel il a filmé sous la surface gelée du lac Baïkal en Sibérie, le lac le plus ancien et le plus profond du monde. « J'avais financé ce projet, et je n'avais aucune idée de ce dans quoi je m'embarquais, mais l'idée de la vidéo était de montrer les températures extrêmes du lac », ajoute Nicolai.

« La prise de vue a été réalisée sous une glace de deux mètres d'épaisseur en hiver à -30 °C, alors que l'eau était à 1 ou 2 °C. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais quand on saute dans cette eau pour la première fois, on a l'impression d'être transpercé par des milliers d'aiguilles. On ne peut pas photographier ou filmer de la même manière que lors d'une plongée d'une heure. On doit obtenir les bons clichés avant de geler. Réfléchir au concept dans son ensemble et au film en même temps était également un grand défi ».

Concernant ses projets d'avenir, Nicolai déclare : « J'ai réalisé quelques documentaires, mais j'aimerais vraiment tourner un jour un documentaire complet de 60 à 90 minutes. C'est un objectif ambitieux ».

Qu'aimez-vous le plus filmer sous l'eau ?

« J'aime les gros poissons et j'adore filmer les requins. Les gens ont très peur d'eux, mais il n'y a pas grand-chose à craindre quand on les côtoie sous l'eau ».


Certains ont peur de l'océan. Aviez-vous des peurs au départ et quels conseils donneriez-vous à quelqu'un pour l'aider à les surmonter ?

« Je ne pense pas avoir jamais vraiment eu peur de l'océan ; je le respecte profondément, car il peut être redoutable et puissant. Je comprends parfaitement que l'on puisse être effrayé à l'idée de se trouver quelque part dans le grand bleu en sachant qu'il y a 1000 ou 2000 mètres de profondeur sous nos pieds, sans rien voir. C'est légitime. Mais généralement, la plupart des gens ont peur des animaux tels que les requins, par exemple. Quand on connaît et on comprend les requins, on n'a rien à craindre. Surmonter ces peurs est facile quand on connaît la réalité ».


Vous avez plongé en haute mer, dans des lacs et des rivières du monde entier. Quel est votre endroit préféré pour plonger ?

« Jusqu'à présent, mes plus belles plongées étaient en Indonésie, car les récifs sont encore en très bon état et on y trouve de nombreuses espèces différentes. Toutes les mers du monde devraient ressembler à celle de l'Indonésie. Dans les zones protégées en particulier, c'est comme ça que j'imagine que ça pourrait être partout si nous laissions l'océan tranquille ».


Quelle importance attachez-vous à la préservation des espèces ?

« La préservation des espèces est de plus en plus importante à mes yeux. Je travaille beaucoup avec le caméraman sous-marin et biologiste marin Robert Marc Lehmann, un écologiste de renom. Il dirige maintenant sa propre organisation non gouvernementale (ONG) et m'a permis d'acquérir davantage de connaissances en travaillant et en réalisant des films pour sa société. Je n'ai jamais été ce grand militant écologiste, mais quand on travaille avec toutes ces personnes afin de témoigner de la situation actuelle [dans nos mers], on prend conscience de la triste réalité. Pour toutes ces raisons, je suis devenu végétarien ».


De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?

« La Canon EOS C400. Pour moi, l'alliance du système Triple Base ISO, du format RAW interne, des filtres ND intégrés et du système AF rend cet appareil si pratique. Je réalise beaucoup de projets sous-marins, dans un environnement où il faut travailler vite et où les conditions d'éclairage peuvent devenir complexes très rapidement. Le format RAW interne m'offre bien plus de flexibilité avec la balance des blancs et la séparation des couleurs en post-production, ce qui est particulièrement important sous l'eau. L'autofocus rend également l'intégralité du processus plus rapide et plus fiable lorsque les sujets sont en mouvement. En outre, c'est une caméra très polyvalente. Elle fonctionne pour les prises de vues sous-marines, mais également pour de nombreux autres types de projets, sans avoir l'impression de faire des concessions. »


Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?

« Probablement une quantité surprenante de pièces imprimées en 3D. Depuis un an, je suis un peu obnubilé par la création et l'impression de mes propres accessoires. Lorsque l'on filme sous l'eau notamment, il y a toujours des petits problèmes qu'aucun produit prêt à l'emploi ne peut résoudre complètement : fixer un élément, positionner une lampe, adapter un objectif ou fabriquer un mécanisme de mise au point qui n'existe tout simplement pas pour un boîtier spécifique. Je pense qu'il n'y a pas une semaine qui se passe sans que quelque chose ne sorte de l'imprimante. La plupart de ces pièces semblent plutôt anodines au sein de l'équipement, mais ces petites pièces sur mesure font souvent la différence entre une solution temporaire et une configuration qui fonctionne exactement comme je le souhaite. »

Ce que je sais

Nicolai Deutsch

« Souvent, lorsque je franchis une nouvelle étape ou que je me lance dans un nouveau projet (qu'il s'agisse de plonger dans le lac Baïkal ou d'obtenir un nouveau client), la peur m'envahit et je me dis : "C'est un grand pas en avant". J'éprouve une certaine satisfaction chaque fois que je ressens ce sentiment, car cela signifie que je sors de ma zone de confort et que j'améliore mes compétences et mes connaissances. Bref, sortir de sa zone de confort fait du bien, car on sent que l'on évolue ».

Facebook : @NicolaiDeutschFilm

Instagram : @nicolaideutschfilm

Site Web : https://nicodeutsch.com/

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