Qu'aimez-vous le plus filmer sous l'eau ?
« J'aime les gros poissons et j'adore filmer les requins. Les gens ont très peur d'eux, mais il n'y a pas grand-chose à craindre quand on les côtoie sous l'eau ».
Certains ont peur de l'océan. Aviez-vous des peurs au départ et quels conseils donneriez-vous à quelqu'un pour l'aider à les surmonter ?
« Je ne pense pas avoir jamais vraiment eu peur de l'océan ; je le respecte profondément, car il peut être redoutable et puissant. Je comprends parfaitement que l'on puisse être effrayé à l'idée de se trouver quelque part dans le grand bleu en sachant qu'il y a 1000 ou 2000 mètres de profondeur sous nos pieds, sans rien voir. C'est légitime. Mais généralement, la plupart des gens ont peur des animaux tels que les requins, par exemple. Quand on connaît et on comprend les requins, on n'a rien à craindre. Surmonter ces peurs est facile quand on connaît la réalité ».
Vous avez plongé en haute mer, dans des lacs et des rivières du monde entier. Quel est votre endroit préféré pour plonger ?
« Jusqu'à présent, mes plus belles plongées étaient en Indonésie, car les récifs sont encore en très bon état et on y trouve de nombreuses espèces différentes. Toutes les mers du monde devraient ressembler à celle de l'Indonésie. Dans les zones protégées en particulier, c'est comme ça que j'imagine que ça pourrait être partout si nous laissions l'océan tranquille ».
Quelle importance attachez-vous à la préservation des espèces ?
« La préservation des espèces est de plus en plus importante à mes yeux. Je travaille beaucoup avec le caméraman sous-marin et biologiste marin Robert Marc Lehmann, un écologiste de renom. Il dirige maintenant sa propre organisation non gouvernementale (ONG) et m'a permis d'acquérir davantage de connaissances en travaillant et en réalisant des films pour sa société. Je n'ai jamais été ce grand militant écologiste, mais quand on travaille avec toutes ces personnes afin de témoigner de la situation actuelle [dans nos mers], on prend conscience de la triste réalité. Pour toutes ces raisons, je suis devenu végétarien ».
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« La Canon EOS C400. Pour moi, l'alliance du système Triple Base ISO, du format RAW interne, des filtres ND intégrés et du système AF rend cet appareil si pratique. Je réalise beaucoup de projets sous-marins, dans un environnement où il faut travailler vite et où les conditions d'éclairage peuvent devenir complexes très rapidement. Le format RAW interne m'offre bien plus de flexibilité avec la balance des blancs et la séparation des couleurs en post-production, ce qui est particulièrement important sous l'eau. L'autofocus rend également l'intégralité du processus plus rapide et plus fiable lorsque les sujets sont en mouvement. En outre, c'est une caméra très polyvalente. Elle fonctionne pour les prises de vues sous-marines, mais également pour de nombreux autres types de projets, sans avoir l'impression de faire des concessions. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« Probablement une quantité surprenante de pièces imprimées en 3D. Depuis un an, je suis un peu obnubilé par la création et l'impression de mes propres accessoires. Lorsque l'on filme sous l'eau notamment, il y a toujours des petits problèmes qu'aucun produit prêt à l'emploi ne peut résoudre complètement : fixer un élément, positionner une lampe, adapter un objectif ou fabriquer un mécanisme de mise au point qui n'existe tout simplement pas pour un boîtier spécifique. Je pense qu'il n'y a pas une semaine qui se passe sans que quelque chose ne sorte de l'imprimante. La plupart de ces pièces semblent plutôt anodines au sein de l'équipement, mais ces petites pièces sur mesure font souvent la différence entre une solution temporaire et une configuration qui fonctionne exactement comme je le souhaite. »