PROFIL

Nanna Heitmann

Des mineurs allemands couverts de poussière de charbon et portant des casques de chantier sortent d'un ascenseur sombre et étroit.

Des mineurs allemands sortent d'un ascenseur sombre et étroit qui mène au cœur de la mine, des milliers de mètres sous la terre. Cette photographie a été prise en 2017 par l'ambassadrice Canon Nanna Heitmann dans le cadre d'un projet à long terme, « Gone From the Window ». Photo prise avec un Canon EOS 5DS R équipé d'un objectif Canon EF 50mm f/1.4 USM à 1/160 s, f/2,5 et ISO 1600. © Nanna Heitmann

« Pour moi, la photographie est une excuse pour rencontrer des gens très différents : des politiciens, des mineurs, des punks, etc. », raconte la photographe documentariste et ambassadrice Canon Nanna Heitmann. « Ça me donne l'opportunité de rencontrer des gens que je n'aurais jamais pu rencontrer autrement et d'en savoir plus sur leurs vies. »

Ce qui motive le travail de Nanna, c'est sa curiosité à l'égard les gens physiquement, mentalement ou culturellement isolés. Ses photographies ont été publiées dans des magazines, dont le National Geographic, le Times et le New York Times. En 2019, elle a gagné le Sunday Times Award for Achievement, un prix prestigieux qui lui a valu d'être invitée à rejoindre Magnum Photos en tant que nominée.
Nanna est née en 1994 à Ulm, en Allemagne, d'une mère russe et d'un père allemand. Elle a fait ses études en Allemagne et a obtenu un diplôme de photojournalisme et de photographie documentaire à l'université des sciences appliquées et des arts d'Hanovre. Elle a acheté son premier reflex, un Canon EOS 400D (maintenant remplacé par le Canon EOS 850D) quand elle avait 14 ans. Adolescente, elle a commencé à se passionner pour la photographie documentaire en lisant le National Geographic. « J'étais fascinée par les histoires que racontait le magazine à propos de choses qui se passaient ailleurs dans le monde et dont je n'avais jamais entendu parler », se souvient-elle.

Depuis lors, inspirée par les héros du National Geographic, Nanna a travaillé sur des projets à long terme qui mettent souvent en lumière les personnes qui vivent dans des situations extrêmes ou en marge de la société. Parmi ces projets, on peut mentionner « Gone From the Window » , une étude de la communauté qui vit autour de la dernière mine de charbon d'Allemagne, ou encore « Hiding From Baba Yaga », qui s'intéresse aux personnes isolées qui vivent près du fleuve Ienisseï en Sibérie.

« Quand je travaille sur un projet, je commence à voir le monde qui m'entoure d'une manière totalement différente », explique Nanna. « J'ai quasiment la même curiosité qu'un enfant, un sens que l'on perd lorsque l'on devient adulte. Je fais beaucoup plus attention aux petits détails que je ne remarque pas d'habitude. »
Un portrait de l'ambassadrice Canon Nanna Heitmann.
Lieu : Moscou, Russie

Domaines de spécialité : photographie documentaire

Kit préféré :

Canon EOS R

Canon RF 50mm F1.2L USM
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Cette image d'une patiente âgée qui vient de recevoir un bouquet à l'hôpital-clinique n° 52 de Moscou fait partie de la récente série de photographies de Nanna sur la pandémie de Covid-19. Photo prise avec un Canon EOS R équipé d'un objectif Canon RF 50mm F1.2L USM à 1/640 s, f/2,5 et ISO 1600. © Nanna Heitmann/Magnum Photos

Une infirmière portant un équipement de protection individuelle se tient en face du lit d'un patient dans un hôpital russe.

Nanna a photographié l'infirmière Patimat dans un hôpital de Makhachkala dans le cadre de son projet « Pandemic in Russia » qui traite du combat quotidien contre la Covid-19 dans le pays. Photo prise avec un Canon EOS R équipé d'un objectif Canon RF 50mm F1.2L USM à 1/400 s, f/2 et ISO 320. © Nanna Heitmann/Magnum Photos

L'un des projets les plus récents de Nanna, « Pandemic in Russia », s'intéresse à la lutte contre la Covid-19 dans l'un des pays où le taux d'infection est le plus élevé. Elle a photographié le travail des associations caritatives qui aident les personnes les plus vulnérables de notre société ainsi que la réalité de la vie quotidienne dans les hôpitaux surchargés de Moscou. C'est le projet le plus difficile sur lequel elle a travaillé jusqu'à maintenant.

« Je n'avais jamais travaillé sur un projet pareil, une situation de crise. Ça a été un véritable choc pour moi de voir ces milliers de personnes qui souffraient énormément, ou qui mourraient devant moi », se souvient Nanna. « J'ai aussi rencontré des difficultés d'ordre pratique, car je devais porter un équipement de protection individuelle pendant 12 heures d'affilée, sans manger ni boire. J'ai vraiment admiré les docteurs qui travaillent dans ces conditions exigeantes pendant 24 ou 28 heures d'affilée avec des pauses de seulement 12 ou 24 heures entre leurs gardes. »
Un homme âgé équipé d'une aide respiratoire est allongé sur un canapé.

Cette photographie illustre bien le combat d'Alfons, un ancien mineur, contre les conséquences d'une vie entière à travailler dans les mines de charbon. « La poussière de charbon qu'il a inhalée lui a provoqué une forme maligne de silicose qui a ensuite engendré un cancer du poumon. Sa maladie a été reconnue comme maladie professionnelle », explique Nanna. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III (désormais remplacé par le Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM à 24 mm, 1/250 s, f/2,8 et ISO 1600. © Nanna Heitmann

Bien que ses projets portent sur une grande variété de sujets, l'objectif de Nanna est toujours d'attirer l'attention sur la situation des gens qu'elle photographie. « Quand je réalise un travail journalistique, je veux sensibiliser à un sujet », dit-elle. « Je veux aussi capturer des moments ayant attrait à la culture qui ont tendance à disparaître. Par exemple, quand j'ai photographié une mine de charbon en Allemagne, je savais que ce secteur, qui était très important pour l'économie d'après-guerre allemande, allait disparaître dans un futur proche. Il arrive cependant que j'aie envie d'aller au-delà de la sensibilisation ou de la création un document historique. Parfois, je veux simplement emmener le public vers d'autres horizons. »
Comment rencontrez-vous les personnes que vous photographiez ?

« C'est un mélange d'organisation et de coïncidences. Pour mon projet sur la dernière mine d'Allemagne, par exemple, l'entreprise m'a permis de me promener et de rencontrer les gens. J'ai aussi rencontré d'autres personnes grâce aux associations culturelles des mineurs. Cependant, lorsque je voyage, je rencontre souvent les gens par hasard. Je suis mon instinct, j'attire les gens que je photographie. »


Savez-vous sur quoi va porter un projet avant de le commencer ? Ou est-ce que le sujet se dessine petit à petit ?

« Certaines histoires se déroulent comme prévu, comme celle sur la Covid-19, mais la plupart du temps, les projets évoluent beaucoup au fur et à mesure de leur réalisation. Pour mon projet actuel, par exemple, j'ai voyagé pour photographier les gens dans une certaine zone, mais par coïncidence, j'ai fini à un autre endroit et avec une autre communauté. Le projet a donc pris une tournure complètement différente. »


En général, pendant combien de temps travaillez-vous sur un projet ?

« Ça dépend entièrement du sujet, mais je ne suis pas quelqu'un qui pourrait travailler sur un même sujet pendant des années. Je ne suis pas sûre que j'en aurais la patience. Quand j'arrive dans un nouvel endroit, je vois beaucoup de choses, puis j'en vois moins et de nouvelles images apparaissent petit à petit. »


Selon vous, comment un photographe documentariste peut-il se démarquer des autres ?

« Pour moi, il est important de disposer d'un portfolio solide avec au moins deux projets que vous pouvez montrer aux rédacteurs en chef. Vous pouvez l'utiliser pour participer à des concours ou demander des bourses. Même si vous ne gagnez pas, les personnes importantes comme les éditeurs photo font partie de beaucoup de jurys. S'ils voient vos travaux plusieurs fois, ils finiront peut-être par faire appel à vous. »


Jusqu'à présent, quel a été le temps fort de votre carrière ?

« Être nominée par Magnum en 2019 a été une réelle surprise et une véritable bénédiction pour ma carrière. Je n'arrive toujours pas à y croire, je suis ravie. »

Ce que je sais

Nanna Heitmann



« Pour être photographe documentariste et travailler sur des projets à long terme, il faut photographier ce qui vous fascine. Si vous photographiez un sujet car il est à la mode, ou parce que vous pensez que c'est ce que d'autres personnes veulent voir, vous n'aurez pas l'énergie de vous y consacrer à 100 %. Il faut s'y consacrer entièrement. »

Instagram :@nannaheitmann

Twitter :@HeitmannNanna

Site Web :www.nannaheitmann.com

L'équipement de Nanna Heitmann

Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels

Équipement de Nanna Heitmann contenant des appareils photo, des objectifs et des accessoires Canon.

Appareils photo

Canon EOS R

Avec un capteur plein format de 30,3 millions de pixels, ses performances ISO et son autofocus Dual Pixel CMOS, le Canon EOS R permet de réaliser des prises de vue exceptionnelles. « J'aime utiliser le Canon EOS R en raison de son format compact et de ses caractéristiques comme son écran tactile et sa capacité à changer les ratios d'aspect de l'image », explique Nanna.

Canon EOS 5D Mark IV

Le successeur du Canon EOS 5D Mark III que Nanna utilise est un appareil polyvalent et incroyablement complet. Il permet de capturer chaque nuance, couleur et détail grâce à un nouveau capteur qui offre une clarté incroyable. « C'est un appareil photo plein format rapide qui fonctionne très bien en basse lumière », se réjouit Nanna.

Objectifs

Canon RF 50mm F1.2L USM

Cet objectif RF redéfinit les normes en matière de performances photographiques. Il offre une netteté exceptionnelle et des performances en basse lumière tout simplement remarquables. « J'aime le bokeh de l'objectif Canon RF 50mm F1.2L USM, en particulier quand je photographie des portraits et des détails. Le résultat est très proche de ce qu'on peut obtenir avec un appareil photo moyen format », précise Nanna.

Canon EF 35mm f/2 IS USM

Objectif 35 mm de grande qualité doté d'une stabilisation d'image à 4 vitesses et d'une ouverture maximale de f/2, idéal pour les prises de vue en faible lumière. « J'aime utiliser l'objectif 35 mm quand j'ai besoin d'un peu plus d'espace quand je travaille à l'intérieur ou que je photographie des sujets en mouvement à l'extérieur », précise Nanna.

Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM

Un objectif zoom standard de qualité professionnelle offrant une qualité d'image exceptionnelle et une ouverture rapide de f/2,8 sur toute la plage focale. « Cet objectif est formidable pour photographier les sujets lorsqu'il faut être rapide, car il couvre toutes les principales distances focales », explique Nanna.

Accessoires

Speedlite 600EX II-RT

La dernière version du Speedlite que Nanna utilise est conçue pour prendre en charge des cadences d'enregistrement des images élevées et fonctionne dans les situations extrêmes. « C'est un flash très rapide. On peut ajuster sa puissance avec précision », informe Nanna.

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