Canon de retour à Arles
Du 6 au 10 juillet 2026, Canon investit le Cœur de la Cavalerie à Arles (20 rue du 4 Septembre) avec une programmation artistique et immersive dédiée à la photographie contemporaine.
Cette année seront mis à l’honneur deux univers singuliers : celui du photographe Hugo Lardenet, avec une exposition inédite, et celui de Le Turk, ambassadeur Canon.
Crédit photo : Hugo Lardenet
La programmation
Photobooth Le Turk
Tous les jours
Découvrez un photobooth secret au cœur de la galerie. Prenez la pose sur un décor imaginé par Le Turk et repartez avec votre photo imprimée.
Conférence Le Turk
Mercredi 8 juillet 14h30
Participez à la masterclass « Libérer sa créativité » de Le Turk et découvrez comment transformer une idée en un univers créatif abouti, de l’idée à la réalisation.
Happening – Shooting public
Jeudi 9 juillet après-midi
Entrez dans les coulisses de la création : Le Turk et Christophe Pujol vous ouvrent les portes d’un shooting photo exceptionnel ouvert au public. Places limitées.
Balades photographiques
Jeudi 9 et vendredi 10 juillet
Aux côtés d’Olivier Chomis, explorez les rues d’Arles à travers l’objectif lors de balades photographiques, en partenariat avec le magasin PhotoNîmes. Sur inscription auprès de PhotoNîmes.
Deux regards singuliers sur la photographie contemporaine
MERCI POUR LES FLEURS, JE RÊVE ENCORE
Hugo Lardenet appartient à cette génération d’artistes qui ne cherchent plus seulement à produire des images, mais à construire des mondes émotionnels entiers. Des mondes où l’intime devient paysage, où les souvenirs prennent la texture d’un rêve et où l’amour, même lorsqu’il vacille, demeure un territoire de création.
Né en Lorraine, au milieu des champs verdoyants et des couchers de soleil silencieux, il grandit loin du bruit des grandes villes. Chez lui, la nature n’est pas un décor : elle est une mémoire fondatrice. Très tôt, Hugo comprend que certaines émotions échappent aux mots et ne peuvent survivre qu’à travers l’image. Alors il photographie. D’abord les arbres, les lumières de fin de journée, les visages familiers. Puis les absences.
Au fil des années, le photographe messin développe une esthétique immédiatement reconnaissable : onirique, mélancolique, presque suspendue. Ses images semblent toujours exister à la frontière du réel et du souvenir. Collaborant avec plusieurs artistes de la scène musicale française ainsi qu’avec des figures de la mode, Hugo Lardenet impose peu à peu un regard profondément instinctif, où l’émotion prime sur la démonstration. Chez lui, la photographie ne documente pas ; elle révèle.
En mars 2023, il présente à Metz sa première exposition, Tête d’Affiche, conçue comme un hommage bouleversant à sa mère disparue. Plus qu’une exposition, l’événement agit comme une cérémonie intime. Le 22 mars devient alors une date manifeste, un rendez-vous annuel avec la mémoire et la création. Un an plus tard, De l’Ombre à la Lumière marque un tournant plus introspectif : celui d’un artiste qui transforme les ruptures amoureuses, le manque et les vertiges existentiels en matière visuelle.
Puis vient Paris.
Lorsqu’il s’installe dans la capitale en juin 2024, son univers se fracture autant qu’il s’élargit. Loin des paysages organiques qui avaient nourri son regard, Hugo découvre une ville plus froide, plus nocturne, presque clinique. Une esthétique nouvelle émerge alors : plus blanche, plus urbaine, plus désorientée. De cette collision naît Merci pour les fleurs, projet hybride et immersif où photographie, musique, vidéo et écriture fusionnent dans un même récit sentimental.
Pour la première fois, Hugo Lardenet ne se contente plus de capturer les émotions : il les chante, les performe, les habite. Aux côtés des artistes et amis qui l’entourent et l’inspirent au quotidien, il co-écrit et compose une chanson hyperpop mélancolique, réalise son propre clip et y incarne un personnage hanté par une histoire d’amour secrète et consumée. Les images deviennent alors les fragments d’un cœur en reconstruction.
Merci pour les fleurs agit comme une lettre ouverte adressée aux hommes, à Paris, à la fête, aux nuits trop longues et aux blessures laissées par les passions modernes. Une manière élégante de remercier aussi bien les caresses que les épines.
Dans cette œuvre profondément sensorielle, Hugo Lardenet construit un langage où la tristesse devient lumineuse. Ses projets ressemblent à des refuges émotionnels : des endroits où l’on apprend à contempler ses peines plutôt qu’à les fuir.
Cet été à Arles, aux côtés de Canon, l’artiste dévoilera Merci pour les fleurs, je rêve encore, nouveau chapitre faisant suite à Merci pour les fleurs. Une exposition pensée comme une ode à l’amour, où la douceur reprend enfin sa place.
À travers une nouvelle série d’images, un clip inédit et une composition originale aux côtés de son meilleur ami le chanteur Marius, Hugo Lardenet quitte progressivement les lumières artificielles de la ville pour retrouver les hauteurs, l’air pur et les paysages qui l’inspirent tant. Les montagnes deviennent le théâtre d’un amour assumé au grand jour, presque réparateur.
Avec Merci pour les fleurs, je rêve encore, Hugo Lardenet ne photographie plus seulement les blessures : il photographie la possibilité de guérir.
LE TURK PHOTOGRAPHIE
LE TURK certaines de ses œuvres dans la galerie CANON au Cœur de la Cavalerie à Arles du 6 au 10 juillet.
Et pour l’occasion, une œuvre inédite sera dévoilée lors de cet événement.
En tant qu’ambassadeur CANON, Sébastien Salamand (LE TURK) partagera ses secrets autour d’une Masterclass et vous conseillera lors de lectures de Portfolio.
Le Turk a commencé à prendre des photos tout en travaillant dans un centre artistique de Paris en 2010. Il était alors un jeune artiste et lorsque le centre a dû fermer pendant six mois en raison de problèmes de financement, son employeur lui a offert la possibilité de conserver son emploi. La seule condition était qu'il participe à la réalisation d'une série de photographies qui figureraient éventuellement dans la galerie du centre.
« Je n'avais aucune expérience », confie-t-il. « J'ai passé mon enfance à faire de la musique, à réaliser des courts-métrages et des dessins, mais je ne m'étais jamais essayé à la photographie. » Cependant, après avoir travaillé à la galerie, il a découvert qu'il était capable de canaliser toute sa passion, son désir et sa créativité dans la photographie.
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