Au cœur d’un récit intime porté par la Canon EOS C70

MORENA est un témoignage client immersif mêlant documentaire, surf et identité. Camille et Steve racontent la création du film et l’apport de la Canon EOS C70 sur le terrain.
Image d’une femme en train de surfer dans les philippines

Pour moi, la Canon C70 est la meilleure caméra jamais conçue pour la réalisation de documentaires. »

Camille Robiou Du Pont Directrice de la photographie

Camille est une photographe et vidéaste française installée à Siargao, aux Philippines, depuis 2016. Son travail se concentre sur le surf et le storytelling éditorial. Sur MORENA, elle intervient en tant que directrice de la photographie, en apportant une approche visuelle immersive construite autour de la confiance développée avec son sujet au fil des années.

Steve Won : Réalisateur & producteur

Steve Won est un réalisateur allemand avec plus de 15 ans d’expérience en filmmaking. Il débute à l’époque de la révolution DSLR avec la Canon EOS 5D, puis se forme à la Filmakademie Baden-Württemberg et à La Fémis à Paris. Spécialisé dans le storytelling documentaire pour les marques, il écrit, réalise et produit MORENA à travers sa société KAIZEN STUDIO.

Partie 1 : Un projet né d’une rencontre et d’une vision commune

Le projet MORENA se construit dès le départ à la croisée de deux approches. D’un côté, Camille développe depuis plusieurs années un travail photographique autour d’Ikit Agudo, basé sur une relation de confiance et une immersion progressive dans son univers. Cette proximité donne naissance à une base visuelle et émotionnelle solide. De l’autre, Steve découvre cette histoire à travers un prisme plus large, nourri par son expérience de vie aux Philippines et son regard de réalisateur. Lorsqu’il tombe sur le travail de Camille, une évidence se crée.

Le projet naît alors de cette convergence : une relation intime d’un côté, une volonté de narration structurée de l’autre.

Cela faisait plusieurs années que je documentais visuellement le parcours d’Ikit à travers la photographie, ce qui a permis d’établir une solide base de confiance et de recherche visuelle. »

De l’autre, Steve découvre cette histoire à travers un prisme plus large, nourri par son expérience de vie aux Philippines et son regard de réalisateur. Lorsqu’il tombe sur le travail de Camille, une évidence se crée.
« Quand j'ai découvert les photos de Camille… j'ai tout de suite su que je voulais faire un film sur leur histoire. »
Le projet naît alors de cette convergence : une relation intime d’un côté, une volonté de narration structurée de l’autre.

Une volonté de raconter autrement

Au-delà de l’histoire personnelle d’Ikit, Camille et Steve partagent une même ambition : porter un récit qui résonne avec des enjeux sociaux plus larges.
Pour Steve, le film est une réponse directe à une observation sociétale forte.
« J’ai constaté un profond décalage entre les Philippins et leur identité d’origine. Beaucoup ont honte de leurs traits caractéristiques, comme leur teint plus foncé. » À travers Ikit et sa sœur, il voit une forme de résistance positive, un modèle inspirant.
De son côté, Camille ancre cette réflexion dans une approche plus intime et sensible, centrée sur le vécu des femmes.

Mon travail vise sans cesse à soutenir les femmes et à célébrer l'acceptation de leur identité naturelle. »

Le film devient ainsi un espace de dialogue entre leurs deux visions, à la fois sociale et personnelle. Si le surf est au cœur du film, il dépasse rapidement sa dimension sportive pour devenir un véritable langage visuel et symbolique. Pour Camille, il représente un espace de transformation et d’émancipation. Pour Steve, il est aussi un vecteur d’identification pour le public. Le film s’inscrit ainsi dans une narration accessible, où l’intime rejoint l’universel.

Image d’une femme entrain de surfer avec un coucher de soleil dans le dos
Image bateau de pêcheur aux philippines
Image de petites filles entrain de sourire

Partie 2 : Tourner dans un environnement extrême : contraintes et adaptation

Le contexte

Le Le tournage de Miorena, par Kaizen Studio. se déroule dans un contexte où chaque élément doit être anticipé, tout en acceptant qu’une part d’imprévu reste inévitable. Steve insiste sur la complexité logistique liée à l’isolement. La disparition d’un simple élément comme un
trépied devient un problème majeur. Camille confirme cette réalité terrain, en soulignant les contraintes techniques spécifiques : « Tous les appareils photo, objectifs et caissons étanches ont dû être transportés et entretenus avec soin. »

Le projet repose donc sur une organisation fragile, où chaque ressource compte.

Comment s’adapter ?

Le manque de budget impose également une adaptation humaine et organisationnelle. Steve évoque une équipe mixte, composée de professionnels et de personnes formées directement sur place. Cette configuration demande une grande capacité d’adaptation et une confiance mutuelle forte.
Camille, de son côté, évolue dans une équipe réduite et polyvalente. Cette contrainte devient aussi une force, en favorisant une approche plus organique et collective.

Les conditions naturelles imposent un rythme de tournage imprévisible. Steve décrit une organisation dictée par la météo : « se réveiller à 3 heures du matin pour découvrir qu'il pleut et devoir annuler le tournage. »
Camille, habituée à cet environnement, adopte une posture complémentaire, plus intuitive et adaptative. Elle s’appuie sur sa connaissance du terrain pour anticiper les conditions. Le tournage devient ainsi un équilibre entre planification et improvisation.

Mon approche consistait à faire preuve d'une grande flexibilité et à privilégier les solutions. »

La Canon EOS C70 : une caméra au service du terrain

Le choix de la caméra s’inscrit dans une réflexion commune, même si Steve en est à l’origine. Il pense la C70 comme un outil capable de répondre aux exigences spécifiques du projet.

Pour lui, la clé réside dans l’équilibre global du système : « Tu veux un système de caméra équilibré… pas quelque chose qu'il faille bricoler à outrance. »

Camille, de son côté, confirme cette cohérence à l’usage : « L'intégration dans mon flux de travail s'est faite de manière très intuitive. »

La caméra devient un point de convergence entre leurs deux approches.

Image d’un petit bateau vue de haut sur l’océan aux philippines

Il s'appuie sur des outils précis pour gérer l'exposition. De nombreux outils de monitoring ainsi que des filtres ND (à densité neutre) sont présents dans la caméra : "Nous avons utilisé la fonction de fausses couleurs en mettant l'accent sur les teints de peau".

Visage d’une enfant aux philippines

Il met également en avant l’autonomie de la caméra : « Nous n'utilisions guère plus de trois batteries par jour. » Camille souligne quant à elle l’impact direct sur le tournage : « Son format compact a amélioré la mobilité et la réactivité. » La caméra permet ainsi de rester réactif et flexible face aux imprévus.

Photo vue de haut d’un village aux philippines

Pour Camille, la C70 s’inscrit dans une approche très physique et immersive du tournage. Le choix du handheld devient central dans cette écriture.
Steve, de son côté, avait initialement envisagé une approche plus mixte, mais les contraintes du tournage les amènent à adapter leur vision :
« Nous avons dû tout filmer à la main. » Cette évolution illustre la capacité du projet à s’adapter au réel.

Filmer dans l’eau : une collaboration entre technique et instinct

La captation en surf représente un défi partagé, à la fois technique pour Steve et physique pour Camille.
Camille décrit une pratique exigeante, faite d’ajustements constants : « Cela augmente considérablement le poids du système et réduit sa maniabilité. ». Quant à Steve il évoque les choix techniques liés à ces conditions, notamment l’usage de l’autofocus en surf : « Sans cela, certains plans auraient été impossibles. ».
Malgré les limites inhérentes à ces situations extrêmes, la caméra reste fiable.

Ça s'est plutôt bien passé… compte tenu de la difficulté de la situation. »

Une signature visuelle portée par la lumière et les carnations

Dès le départ, Steve imagine une esthétique précise pour le film. Il cherche un rendu authentique, accessible et émotionnel. Camille, à travers son expérience et son regard, vient incarner cette vision à l’image.

Photo d’une femme sous l’eau qui nage

Le choix de tourner en lumière naturelle est partagé, mais implique une grande exigence technique. Steve met en avant les capacités du capteur : « Un capteur incroyable doté d'une plage dynamique vraiment très étendue. »

Photo d’une femme sur sa planche de surf en train de surfer une vague

Il s’appuie sur des outils précis pour gérer l’exposition : « Nous avons utilisé la fonction de fausses couleurs en mettant l'accent sur les teints de peau. »

Pieds d’enfants sur un tronc d’arbre sur la plage

Camille insiste sur l’importance de préserver les nuances : « Il était essentiel de préserver la précision des détails dans les zones claires et les zones d'ombre. ». Leur approche combine ainsi précision technique et sensibilité visuelle.

La peau comme cœur du récit

Pour les deux réalisateurs, la représentation des carnations est centrale, à la fois sur le plan esthétique et narratif. Steve fait le choix de maximiser l’information capturée à l’image : « Nous voulions conserver un maximum d'informations dans les zones claires et les zones d'ombre. »
Camille veille à préserver l’authenticité des textures « Préserver la texture naturelle, la profondeur et l'authenticité de la peau. ». Cette attention participe directement au message du film.

Une image construite jusqu’en post-production

Le travail visuel se prolonge en post-production, avec des choix techniques précis. Steve opte pour des formats exigeants : « Nous avons utilisé la 4K DCI avec un format RAW 12 bits. ». L’objectif est de capturer toute la richesse des couleurs, notamment dans des environnements complexes.
Le résultat confirme ses choix : « Le codec a plutôt bien tenu le coup, même avec des corrections plus lourdes ». Pour Steve, la C70 joue un rôle direct dans l’identité visuelle du film : « Sa profondeur de couleur et sa plage dynamique sont vraiment remarquables ».

Un défi technique relevé avec la caméra EOS C70

MORENA est le résultat d’un dialogue constant entre deux visions complémentaires, entre une approche intuitive et immersive portée par Camille, et une réflexion narrative et technique structurée par Steve. Ensemble, ils construisent un film qui dépasse le cadre du documentaire de surf pour proposer un regard engagé sur l’identité, la représentation et l’acceptation de soi.
Dans un environnement aussi exigeant que celui de Siargao, la Canon EOS C70 s’impose comme un outil capable de soutenir cette ambition, en offrant à la fois fiabilité, mobilité et qualité d’image.
« Pour moi, la Canon C70 est la meilleure caméra jamais conçue pour la réalisation de documentaires. »


Elle permet de rester au plus proche du réel, tout en garantissant une écriture visuelle précise et cohérente. Plus qu’un choix technique, elle devient ici un véritable partenaire de narration.

Tu veux un système de caméra équilibré… pas quelque chose qu'il faille bricoler à outrance. »

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