PROFIL

Paolo Pellegrin

Une photographie en noir et blanc d'une jeune fille assise sur les genoux d'une femme à l'arrière d'une voiture. On peut voir des palmiers et un ciel nuageux se refléter dans la vitre de la voiture.

L'ambassadeur Canon Paolo Pellegrin couvre les conflits et les catastrophes naturelles dans le monde entier depuis plus de 30 ans. Sur cette photographie prise à Tyr, dans le sud du Liban en juillet 2006, une femme et une jeune fille entrent dans la ville après avoir été contraintes de fuir leur village à cause de frappes aériennes israéliennes. Photo prise avec un Canon EOS 5D (désormais remplacé par le Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L USM (désormais remplacé par le Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM) à 35 mm, 1/160 s, f/6.3 et ISO 100. © Paolo Pellegrin

Le photojournaliste italien et ambassadeur Canon Paolo Pellegrin est à l'origine de certains des clichés humanitaires les plus étonnants de ces trente dernières années, au cours desquelles il a documenté les conflits majeurs qui ont secoué la planète. Ses photographies capturent purement et simplement la tragédie et les traumatismes causés par les guerres et les catastrophes naturelles, dans le but d'attirer l'attention sur les victimes de ces crises.
Le style de ce photographe prolifique, qui utilise principalement le noir et blanc quand il prend des photos afin « d'effacer un peu de la réalité », s'inspire de ses contemporains Josef Koudelka et Eugene Richards, et fait écho au travail avant-gardiste des fondateurs de l'agence Magnum, Robert Capa et Henri Cartier-Bresson. Paolo, lui-même membre de Magnum Photos depuis 2005, a également été sous contrat pendant 10 ans pour le magazine Newsweek et était représenté par l'agence VU à Paris de 1991 à 2001.

Par le biais de ces médias, les essais photographiques de Paolo ont mis en avant les personnes en difficulté et en situation de danger extrême, tels que les enfants touchés par la pauvreté dans la Bosnie d'après-guerre, les épidémies de SIDA en Ouganda et au Cambodge, l'invasion américaine en Irak, la crise des migrants en Libye, les conséquences des tsunamis en Indonésie et des séismes en Haïti, ainsi que les dommages collatéraux des conflits en Israël, en Palestine et au Darfour.
Un portrait en noir et blanc de Paolo Pellegrin, ambassadeur Canon et photojournaliste.

Lieu : Londres, Genève
Domaine de spécialité : photojournalisme
Kit préféré :
Canon EOS 5D Mark IV
Canon EF 35mm f/1.4L II USM
Le reflet d'une voiture dans la fenêtre d'un marché très fréquenté dans le quartier de Centro Habana, à La Havane, à Cuba.

Bien que Paolo se sente « plus à l’aise » lorsqu’il prend des photos en noir et blanc, cette photographie en couleur est tout aussi frappante. Cette photographie, montrant un marché très animé, a été prise à Centro Habana, un quartier de la ville cubaine de La Havane en 2012. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III (remplacé par le modèle Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 50mm f/1.2L USM à 1/80 s, f/2.8 et ISO 800. © Paolo Pellegrin

« Je crois en l'importance de recueillir des traces visuelles pour notre mémoire collective, pour favoriser la compréhension et aussi, dans une certaine mesure, pour des raisons de responsabilité », explique-t-il. « Il y a toujours de nombreuses questions éthiques et morales à soulever dans l'exercice de la représentation. Je suis très sensible à ces problématiques et je fais de mon mieux pour apprendre et m'améliorer au fur et à mesure. »

Né à Rome en 1963, Paolo a d'abord entrepris des études pour devenir architecte, comme ses parents, avant de suivre sa propre voie en apprenant la photographie à l'Instituto Italiano di Fotografia (IFF). Il est aujourd'hui l'un des photojournalistes les plus célèbres au monde. Il a remporté 10 fois le prix World Press Photo, une médaille d'excellence Leica, le prix Olivier Rebbot, le prix Hansel Mieth, la bourse W. Eugene Smith de la photographie humaniste, la médaille d'or Robert Capa et le prix Dr. Erich Salomon.
Une photographie en noir et blanc montrant des fermiers fuyant avec leurs moutons les zones contrôlées par Daech en Irak en 2016. Au-dessus d’eux, une épaisse fumée noire emplit l'air.

Des fermiers fuyant avec leurs moutons les zones contrôlées par Daech en Irak en 2016. Au-dessus d'eux, une épaisse fumée noire emplit l'air, conséquence des incendies de champs pétrolifères délibérément allumés par les membres de l'État islamique. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark IV équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM à 70 mm, 1/1000 s, f/11 et ISO 640. © Paolo Pellegrin

« Je pense que les sommets de ma carrière sont ceux où j'ai le sentiment d'avoir donné le meilleur de moi-même pour faire honneur à un projet, à une histoire et aux personnes qui la composent », explique-t-il. « Je suis issu d'une catégorie de photographes où l'on travaille traditionnellement avec des pellicules et au sein de laquelle il fallait, techniquement, être très précis. Je valide l'idée de Cartier-Bresson, selon laquelle une image doit être « résolue » dans l'appareil photo lors de la prise de vue. Je fais donc beaucoup d'efforts pour créer une image précise dans sa forme et dans sa composition, et sur laquelle il n'est pas nécessaire de faire beaucoup de post-traitement. »

À ce jour, Paolo a publié 10 ouvrages salués par la critique et a largement exposé ses œuvres. « J'approche d'un âge où j'essaye de faire le point sur presque 30 ans de carrière tout en continuant de travailler sur de nouveaux projets », explique-t-il. « En ce sens, je travaille sur quelques expositions et ouvrages approfondis. »
Un certain nombre de vos photographies sont monochromes, pour quelles raisons ?

« Je prends beaucoup de photos en couleur, mais il est vrai que c'est avec le noir et blanc que je me sens le plus à l'aise. Je pense que c'est logique quand vous faites partie d'une lignée de photographes qui avaient pour tradition de travailler essentiellement en noir et blanc. Cela efface un peu de la réalité, et restitue une image plus symbolique. »


Quel est l'enseignement le plus important que vous ayez tiré durant votre carrière ?

« Travailler sur le terrain avec des photographes que j'admire était et reste une constante. L'humilité, ainsi que ce que l'on pourrait qualifier de « pudeur » face à la souffrance d'autrui, sont devenues des pierres angulaires de mon travail. »


Comment adaptez-vous votre équipement en fonction de votre mission ?

« Si je me trouve dans une zone de conflit, j'aurai besoin d'une trousse de secours, d'un gilet pare-balles etc., mais c'est très différent pour les autres travaux. En ce moment, je travaille sur un projet sur le réchauffement climatique, et j'utilise de longs téléobjectifs, ce qui est assez rare chez moi. »


Comment aimez-vous prendre vos photos ?

« Ma façon de procéder et assez simple, généralement j'utilise le mode monochrome de l'appareil photo, et je prends les photos en mode Manuel ou Priorité à l'ouverture. Dans des situations rapides et dynamiques, j'utilise le mode Programme, que je trouve très bien. »


Comment décidez-vous de quoi ou qui photographier ?

« Encore une fois, tout dépend de la nature du projet. Si je suis en mission, je dirais qu'il y a une contrainte, dans un sens positif et créatif, entre ce qui est nécessaire pour l'histoire et le fait de simplement errer et découvrir sans but précis.

Ce que je sais

Paolo Pellegrin

Bien qu'il ait été techniquement simplifié par le numérique, le langage de la photographie est complexe et son apprentissage demande du temps. Mon conseil serait le suivant : accordez-vous du temps pour apprendre à « parler »la photographie. Bien sûr, il s'agit d'un apprentissage sans fin, un peu comme quand on apprend une langue étrangère. Cela peut prendre des années et demander beaucoup de travail pour y arriver. »

Instagram :@paolopellegrin

Facebook :Paolo Pellegrin Studio

Site Web :www.magnumphotos.com/photographer/paolo-pellegrin

L'équipement de Paolo Pellegrin

Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels

L'équipement de Pablo Pellegrin range contenant des appareils photo, des objectifs et des accessoires Canon.

Appareils

Canon EOS R5

Un appareil photo léger, compact et ergonomique. « Les images sont belles et riches », explique Paolo. « Mais la fonctionnalité la plus impressionnante est probablement l'autofocus. Je n'ai jamais rien vu de tel, c'est très rapide et précis, avec une qualité de suivi presque magique. Une fois qu'il s'est verrouillé sur l'objet souhaité, il le suit avec une précision extrême dans tout le cadre. »

Objectifs

Canon EF 35mm f/1.4L II USM

Un classique moderne : objectif à grand-angle standard prisé par les photographes de reportage pour sa perspective naturelle, ses capacités en basse lumière et ses excellentes performances optiques.

Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM

Un zoom standard de qualité professionnelle offrant une qualité d'image exceptionnelle et une ouverture rapide de f/2.8 sur toute la plage focale. « Globalement, c'est un outil merveilleux », explique Paolo.

Canon RF 28-70mm F2L USM

Un objectif ultra-rapide et lumineux offrant des résultats époustouflants, même en basse lumière. « Tout au long de ma carrière, j'ai toujours utilisé des objectifs à focale fixe, mais la plage focale et la qualité des nouveaux zooms et tellement bonne que je me surprends à les utiliser de plus en plus. » explique Paolo.

Canon RF 50mm F1.2L USM

L'objectif RF redéfinit les normes en matière de performances photographiques : il offre une netteté exceptionnelle, un haut niveau de contrôle créatif et des performances remarquables en basse lumière. « Cet objectif est extraordinaire », déclare Paolo.

Canon RF 70-200mm F2.8L IS USM

L'objectif RF 70-200mm F2.8L IS USM, qui appartient à la trinité des zooms professionnels indispensables, est le compagnon idéal pour la photographie d'investigation, de sport et de voyage. Selon Paolo, « la nouvelle catégorie d'objectifs est rapide et d'une qualité exceptionnelle lorsqu'ils sont complètement ouverts. »

Accessoires

Canon Speedlite 600EX II-RT

Conçu pour des cadences d'image élevées, ce flash fonctionne dans les situations les plus extrêmes. « La plupart du temps, je travaille avec la lumière ambiante, mais j'utilise parfois le flash pour contrôler et transformer l'éclairage d'une scène », explique Paolo.

Un livre

« Les livres papier, pas les ebooks, sont indispensables. Pour l'inspiration, pour le plaisir, pour étudier, pour tout, en somme », explique Paolo.

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