PROFIL

Evgenia Arbugaeva

Un phare s'élève dans le paysage arctique, avec la silhouette d'un homme marchant vers celui-ci, laissant ses empreintes dans la neige.

La série de photographies « Le météorologue » de l'ambassadrice Canon Evgenia Arbugaeva est consacrée à Slava Korotkiy, un météorologue qui vit seul au sein d'une petite péninsule de la mer de Barents. Cela fait une décennie que ce phare situé près de la station météorologique de Khodovarikha n'a pas été utilisé. Sur cette image, Slava est représenté en train de marcher vers le phare pour ramasser du bois de chauffage dans l'obscurité de la nuit polaire, un soir de pleine lune. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III (remplacé par le modèle Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM à 31 mm, 3,2 s, f/3,5 et ISO 640. © Evgenia Arbugaeva

La photographie documentaire de l'ambassadrice Canon Evgenia Arbugaeva explore certains des endroits les plus reculés du monde et la vie de leurs habitants. Elle travaille principalement dans les températures négatives de l'Arctique russe. Ses images à l'ambiance particulière imprègnent les sujets avec une qualité presque éthérée.

Evgenia a reçu le prix Infinity Award décerné par le Centre international de la photographie et est membre du National Geographic Storytelling depuis 2018. Le travail d'Evgenia est publié par des publications comme National Geographic, Time et The New Yorker. Elle voyage à l'international pour son travail, mais réside à Londres.
Evgenia est née en 1985 à Tiksi, une ville côtière du nord de la Russie qui était très prospère pendant la guerre froide. C'était alors un port important de la route de la mer du nord. Cependant, après la chute de l'Union soviétique en 1991, la ville a rapidement décliné. Une grande partie de la population a migré, y compris Evgenia et sa famille.

Au cours de sa scolarité, elle a passé un an aux États-Unis dans le cadre d'un échange et a suivi un cours d'introduction à la photographie. Après avoir étudié la gestion à l'université de Moscou, elle est retournée en Yakoutie, sa région natale, et a voyagé avec un groupe de gardiens de troupeaux de rennes pendant un an. Elle les a photographiés avec un Canon EOS D30.
Evgenia Arbugaeva, ambassadrice Canon et photographe documentariste.
Lieu : Londres, Royaume-Uni

Domaines de spécialité : photographie documentaire

Kit préféré :

Canon EOS R5
Canon RF 24-70mm F2.8L IS USM
Un garçon et une fille portant des habits traditionnels se tiennent dans la neige, à côté d'un bâtiment aux murs dont la peinture bleue est écaillée. Le garçon se tient debout sur un tas de neige, les bras ouverts avec une couverture sur ses épaules.

Sur cette photo tirée du projet d'Evgenia consacré à Tiksi, Tanya et son ami Pasha sont habillés pour se rendre à un festival traditionnel slave connu sous le nom de Koliada. « À Noël, les gens se rendent d'une maison à l'autre pour chanter des chansons et réciter des poèmes. Ils reçoivent des friandises en retour », explique-t-elle. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark II (désormais remplacé par le Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 24-105mm f/4L IS USM (désormais remplacé par le Canon EF 24-105mm f/4L IS II USM) à 32 mm, 1/200 s, f/4 et ISO 3200. © Evgenia Arbugaeva

Evgenia a ensuite étudié la photographie documentaire et le photojournalisme au Centre international de la photographie à New York. Un an après avoir obtenu son diplôme en 2009, elle a commencé à travailler sur son premier projet majeur, consacré à Tiksi. « J'ai essayé de créer des photographies qui me rappellent les expériences heureuses que j'ai vécues là-bas en tant qu'enfant », explique-t-elle.

Elle a travaillé sur cette histoire pendant plus de deux ans alors qu'elle voyageait entre Tiksi et New York, qu'elle qualifie d'« univers parallèles ». C'est ainsi qu'est né son premier livre.

Depuis lors, Evgenia retourne régulièrement dans la région du Nord de la Russie et photographie d'autres endroits isolés. Elle s'intéresse souvent aux histoires de personnes résilientes qui vivent isolées. Par exemple, elle a photographié un couple vivant dans le centre de recherche et phare de Kanin Nos, et Slava Korotkiy, le météorologue qui mène une vie de solitude au sein d'une station météorologique d'une petite péninsule de la mer de Barents.
Un homme se trouve dans la forêt. Il tient un filet à papillons sur son épaule tout en regardant vers le haut des arbres.

John Mganga a travaillé en tant qu'assistant au sein du centre de recherche Amani Hill en Tanzanie. Il se souvient très bien de l'époque qu'il a passée à explorer les forêts aux alentours à attraper des papillons et des insectes pour les collections du laboratoire. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark III équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM à 30 mm, 1/160 s, f/5,6 et ISO 500. © Evgenia Arbugaeva

Elle a également travaillé dans d'autres pays, notamment en Tanzanie, en Afrique de l'Est, où elle a photographié un centre de recherche abandonné fondé à la fin du XIXe siècle en tant que jardin botanique allemand et plantation de café. Il a ensuite été utilisé par les Britanniques après la guerre comme institut de recherche sur le paludisme. Cependant, l'Arctique reste sa principale source d'inspiration.

« J'ai le sentiment que mon travail au sein de l'Arctique ne sera jamais terminé. Il y a tant de moments que je veux encore photographier », explique-t-elle. « La lumière est très particulière ici, très différente en comparaison avec les autres endroits. Bien que j'aie beaucoup travaillé dans la région, j'ai toujours une impression de nouveauté quand je m'y rends. Il y a encore tant de choses à découvrir.

« J'espère que chacune de mes histoires prenne une ampleur plus importante. Il est intéressant pour moi de voir comment mon travail évolue et comment j'ajoute une brique après l'autre. Avec un peu de chance, ces projets deviendront une œuvre importante sur l'Arctique et les changements climatiques, économiques et culturels rapides que la région endure. »
Comment les températures négatives affectent-elles vos photographies ?

« Lorsque je travaille dans ces environnements, je mets souvent mes appareils photo sous plusieurs couches de vêtements. Chaque cliché doit être parfait pour compenser toutes les difficultés auxquelles je fais face. En un sens, cela me force à être plus discipliné. De plus, mes batteries s'épuisent très rapidement, j'en emporte donc beaucoup dans mes mitaines ou dans des poches intérieures pour les garder au chaud. »



Quel est l'environnement le plus froid dans lequel vous ayez travaillé ?

« Une fois, j'ai travaillé par -65°C, ce qui était très pénible physiquement. À un moment, alors que je regardais à travers le viseur, ma joue est restée collée à l'appareil photo à cause du gel. J'ai donc dû marcher lentement jusqu'à la maison, rentrer et attendre que la glace fonde pour la décoller. »



Comment avez-vous rencontré Slava, le météorologue ?

« J'étais curieuse de voir comment les gens vivent dans les conditions d'isolation extrêmes de l'Arctique russe. J'étais également intéressée par les stations météorologiques. La seule manière de se rendre sur ces stations était d'embarquer à bord d'un bateau brise-glace qui livre du matériel une fois par an. J'ai visité 22 stations et j'ai rencontré Slava à la station de Khodovarikha. J'ai su instantanément que cet endroit était celui que je cherchais. On aurait dit que le temps s'y était arrêté. J'ai trouvé que Slava était un sujet très intéressant à photographier. Il est quasiment un mélange entre le personnage principal du Vieil homme et la mer, d'Hemingway, et un explorateur soviétique de l'Arctique typique des polars d'exploration de l'époque romantique. »



Qu'est-ce qui vous plaît dans les endroits isolés ?

« Je pense que ça me vient de mon enfance. Je me souviens de l'obscurité des nuits polaires, des vents violents et de la lumière vive de l'aurore. Cela m'a beaucoup marquée quand j'étais enfant. J'ai voyagé à travers le monde et j'ai visité beaucoup d'endroits, mais je n'ai jamais trouvé un endroit similaire en matière d'espace, de paysage qui s'étend à l'infini. »

Ce que je sais

Evgenia Arbugaeva

« Mon conseil pour les futurs photographes documentaristes serait de réfléchir à ce qui vous intéresse vraiment et à ce qui vous passionne, des sujets qui sont parfois proches de vous et de qui vous êtes. Dans les travaux intéressants, il y a toujours une histoire intéressante, mais aussi une couche très prononcée d'expérience personnelle. On peut deviner dans quelle mesure le photographe était émotionnellement impliqué dans une histoire. Je pense que l'on ne peut accomplir cela que si l'on travaille sur quelque chose qui nous touche beaucoup. »

L'équipement d'Evgenia Arbugaeva

L'équipement utilisé par la plupart des photographes professionnels

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Appareils photo

Canon EOS R5

Capturez sans un bruit des images plein format de 45 millions de pixels à une vitesse stupéfiante de 20 im./s, et ce avec un suivi d'autofocus complet. « J'ai récemment commencé à travailler avec le R5, il est génial », se réjouit Evgenia. « Ce que j'aime le plus, c'est la stabilisation de l'image, elle est incroyable. Cela me donne de nombreuses opportunités pour travailler dans des conditions de lumières plus basses et pour capturer des éléments que je n'aurais jamais pu photographier sans trépied. Je l'ai aussi utilisé pour photographier mon premier film documentaire. J'aime beaucoup l'allure cinématique qu'il donne aux séquences. »

Objectifs

Canon RF 24-70mm F2.8L IS USM

Figurant parmi le trio d'objectifs essentiels aux côtés du RF 15-35mm et du RF 70-200mm, le RF 24-70mm est doté d'une ouverture et d'une stabilisation d'image rapides, ainsi que d'un moteur Nano USM pour une mise au point silencieuse. « C'est pour moi l'objectif indispensable, car je photographie souvent chez les gens, j'ai donc besoin d'un objectif plus large », confie Evgenia. « Il est très polyvalent, il est doté d'une très bonne stabilisation et il convient à la plupart des situations que je photographie. »

Canon RF 70-200mm F2.8L IS USM

Photographiez le monde avec une flexibilité et une qualité remarquables grâce au téléobjectif f/2,8 qui intègre un stabilisateur d'image à cinq vitesses dans un format très compact pour garantir d'excellents résultats de photographie à main levée, une distance de mise au point minimale réduite à 0,7 m et l'autofocus le plus rapide jamais conçu. « J'emporte souvent cet objectif avec moi au cas où j'en aurais besoin pour un sujet plus distant, comme un animal sauvage », dit Evgenia. « Il est plutôt compact pour un téléobjectif, ce qui est essentiel, car l'espace dans le sac de mon appareil photo est très précieux. »

Accessoires

Batterie

« Lorsque l'on travaille dans des conditions où les températures sont très basses, les batteries s'épuisent rapidement. J'en emporte donc entre 15 et 20, en fonction du poids de mon sac », explique Evgenia.

Éclairage LED

« La plupart du temps, j'utilise la lumière ambiante, mais j'emporte un petit éclairage LED avec moi car il m'arrive de travailler chez les gens, dans leur maison, ou dans des endroits sombres. Il est donc utile d'ajouter une petite lampe », explique Evgenia.

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