LES HISTOIRES

Une endurance hors norme : Danny Etheridge évoque les tournages des émissions de survie

Dans l'émission de survie Escape, les paysages vont du désert de sable à la jungle détrempée. De telles conditions sont éprouvantes, que ce soit pour les participants, l'équipe ou le matériel. Cette photo a été prise avec le Canon EOS 7D Mark II équipé d'un objectif EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. © James Anderson

L'aventure n'est jamais très loin pour le directeur de la photographie Danny Etheridge, qui nous explique comment son équipement Canon l'a aidé à obtenir ce dont il avait besoin dans les conditions de tournage difficiles de l'émission de survie Escape pour Channel 4.

Les restes brisés d'un Boeing 727 et d'un bimoteur Cessna gisent éparpillés dans le désert mexicain. Un fuselage, des ailes, un réacteur, une dérive et des hélices rompent l'harmonie de la nature. Ce qui ressemble au site d'une catastrophe aérienne est en fait le décor d'Escape, une émission de télé-réalité inédite. Cinq ingénieurs, guidés par l'ancien membre des forces spéciales Ant Middleton, examinent les débris. Sous le soleil de plomb qui illumine l'un des lieux les plus chauds du monde, ils doivent faire appel à leur expertise pour construire un véhicule capable de les emmener en sécurité.

« C'est une version haut de gamme de Scrapheap Challenge (Les Guerriers de la récup), mais dans la nature, précise Danny. Il s'agit d'emmener des ingénieurs mécaniques qualifiés sur le site d'une catastrophe que l'on a simulée, par exemple un glissement de terrain qui a emporté un tas de voitures, un crash d'hélicoptère ou encore le naufrage d'un bateau. Ces ingénieurs doivent alors essayer de fabriquer un véhicule à partir des débris pour retrouver la civilisation. »

A close up of Danny's camera, pointed to the front end of the Boeing 727 aircraft, which was central to the Channel 4 documentary The Plane Crash.
Danny filme l'avant du Boeing 727 au cœur du documentaire de Channel 4 intitulé The Plane Crash (Le Crash), « dont j'ai réalisé les prises de vues aériennes, les prises avec une caméra miniature et les prises en mode super ralenti, explique-t-il. Nous avons aussi utilisé cet avion comme accessoire sur le tournage d'Escape. » Photo prise avec le Canon EOS 7D Mark II équipé d'un objectif EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. © James Anderson

Cette émission se compose de cinq épisodes appelés Désert, Montagnes, Jungle, Île déserte et Banquise. Chacun de ces épisodes a été tourné dans un environnement difficile qui ne ménageait pas plus le matériel que les participants. Pour faire face à ces conditions éprouvantes, Danny et l'équipe de Maverick TV, l'entreprise de production à l'origine d'Escape, ont intégré à leur équipement les caméras Canon EOS C300 Mark II et XF205, l'objectif Cinéma motorisé CN-E18-80mm T4.4 L IS KAS S et l'objectif CN7x17 KAS S E1/P1.

« Nous voulions utiliser des caméras et des objectifs haut de gamme, mais pour filmer des scènes brutes, crues et ancrées dans le présent, explique Danny. J'ai utilisé la caméra Canon C300 Mark II pour filmer des vues générales comme des scènes spéciales, notamment lorsque nous l'avons montée sur un cardan sur une grue pour partir d'un plan du dessus d'une voiture jusqu'à aller sous celle-ci, révélant alors quelqu'un en train de souder sous le châssis. Je l'ai aussi utilisée le soir, car elle donne d'excellents résultats en basse lumière. » Il a associé cette caméra à l'objectif Canon CN7x17 KAS S E1/P1, qu'il remplaçait par l'objectif Canon CN-E18-80mm T4.4 L IS KAS S lorsqu'il filmait pendant de longues périodes avec la caméra à l'épaule. « L'objectif Cinéma motorisé Canon CN-E18-80mm T4.4 L IS KAS S est léger et ergonomique tout en étant réactif, il est donc possible de courir avec, ajoute-t-il. Il s'est révélé très utile tout au long du tournage, car il nous permettait d'utiliser la caméra principale pour créer une installation de type reportage, plus conviviale. »

Danny is seen filming a shot for the first episode of Escape, whilst camera assistants Brendan Cleaves and Max Surridge operate a drone.
Danny a opté pour un équipement haut de gamme pour tourner des scènes « brutes, crues et ancrées dans le présent ». Son matériel comprend le Canon EOS C300 Mark II, l'objectif Cinéma motorisé CN-E18-80mm T4.4 L IS KAS S et l'objectif CN7x17 KAS S E1/P1. Ici, il filme le premier épisode, tandis que ses assistants-caméramens Brendan Cleaves et Max Surridge pilotent un drone. Photo prise avec le Canon EOS 7D Mark II équipé d'un objectif EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. © James Anderson

D'après Danny, les deux caméras XF205 ont également été très utiles pendant le tournage d'une semaine d'Escape : « Elles sont petites, offrent une plage focale incroyable, sont faciles à utiliser, enregistrent le timecode et fonctionnent à 50 mégabits, ce qui représente un débit élevé pour leur taille. Ce débit minimum pour la diffusion est rarement permis par les modèles au format grand public. » En outre, leur fonctionnalité infrarouge leur a aussi beaucoup servi. « J'avais toujours beaucoup de scènes de nuit que je filmais généralement en infrarouge. Beaucoup de personnes n'aiment pas ce mode, mais je le préfère, car il donne un aspect beaucoup plus réel. Pour les scènes de nuit bien éclairées, il n'est pas nécessaire. »

La caméra XF205 est très polyvalente… d'importantes émissions de télévision sont tournées entièrement avec celle-ci.

Malgré la taille compacte de la caméra XF205, Danny l'utilise régulièrement pour filmer des séries de haute qualité pour les chaînes Channel 4 et Discovery Channel. « La caméra XF205 est très polyvalente et n'a pas vraiment d'équivalent, indique-t-il. Elle a longtemps été l'un des équipements de base de nombreux tournages. C'est incroyable de se dire que d'importantes émissions de télévision ont été filmées entièrement avec une si petite caméra. De nombreuses scènes d'Escape ont été filmées avec celle-ci et je viens juste de terminer un tournage de sept semaines dans la jungle pour Discovery, pour lequel j'ai utilisé trois caméras XF205. Quand on les entretient, elles sont vraiment robustes. »

On pourrait également qualifier à juste titre le caméraman de robuste, qui a fait de la télé-réalité de survie une sorte de spécialité. Ainsi, il a travaillé avec Bear Grylls pendant plus de 10 ans (« un bon ami, un type extraordinaire »), et a tourné dans des conditions hostiles de nombreuses fois. Il a notamment fait partie de l'équipe qui luttait pour sa survie sur le tournage de la première saison de The Island avec Bear Grylls, avant de relever un défi encore plus difficile avec l'émission Mutiny, pour laquelle il a passé 40 jours en mer avec une équipe afin de recréer le voyage du capitaine du Bounty en 1789, laissé à la dérive dans l'océan Pacifique après une mutinerie.

In the survival show Escape, Danny and former special forces operative Ant Middleton discuss the day's work whilst being transported on a speed boat.
Dans l'émission de survie Escape, l'ancien membre des forces spéciales Ant Middleton (à droite) a mené une équipe de cinq ingénieurs qui devaient créer, à la suite d'un désastre imaginaire, un véhicule de sauvetage à partir d'une épave. Photo prise avec un Canon EOS 7D Mark II équipé d'un objectif EF-S 17-55mm f/2.8 IS USM. © James Anderson

Le seul équipement à bord était constitué de trois caméras XF205. Elles étaient placées chaque jour dans un tonneau qui était descendu le long d'une ligne de 200 m jusqu'à un bateau d'assistance, afin d'enregistrer les images et de changer les batteries avant de renvoyer les caméras entretenues. « Elles rentraient parfaitement dans de petites housses étanches de protection, les caméras XF205 étaient donc les seules qui permettaient le tournage de cette émission", explique Danny. En plus de filmer, Danny et un autre opérateur devaient aussi se retrousser les manches pour hisser et baisser les voiles, louvoyer, plonger et faire toutes les autres tâches nécessaires à la survie. Si le bateau d'assistance naviguait toujours à proximité, ils se sont sentis très seuls quand une mer très agitée a submergée leur bateau.

« Face aux immenses vagues, je ne pensais pas vraiment au tournage, je craignais plutôt pour ma propre vie, se souvient-il. Filmer les scènes principales passe après rester en vie, c'est pourquoi la caméra tournait simplement en permanence. »

Sound operator Pete Lee helps out Danny to shoot a scene in the jungle on the Pearl Islands of Panama.
Danny filmant sur l'archipel des Perles du Panama, aux côtés de l'ingénieur du son Pete Lee. Danny se souvient que, depuis son enfance, il a toujours été fasciné par l'idée de la survie dans le monde sauvage et qu'il voulait être caméraman « au milieu de nulle part ». Photo prise avec le Canon EOS 7D Mark II équipé d'un objectif EF 70-200mm f/2.8L IS II USM. © James Anderson

Né dans une famille de réalisateurs et d'éditeurs, Danny a été attiré par la télévision dès son plus jeune âge. « Je regardais des programmes comme Planète Terre et je voulais devenir caméraman au milieu de nulle part. J'ai toujours été fasciné par l'idée de la survie dans le monde sauvage, je pense donc que toutes mes décisions ont été prises pour en arriver là, j'ai toujours voulu aller au bout de ce rêve. »

Pourtant, après 15 ans de tournages difficiles dans des conditions éprouvantes, il envisage désormais une vie plus calme. « C'est une vie complètement à part qui est très prenante, dit-il. J'arrive sur mes 40 ans et je pense que mon âge commence à me rattraper un peu. J'ai prévu un tournage cette année dans un petit village paisible du Yorkshire et je l'attends vraiment avec impatience. Je suis loin d'avoir fait le tour du monde, mais je crois que je suis venu à bout des choses extrêmes que je ferai dans ma vie. J'ai l'impression d'avoir consumé plusieurs de mes neuf vies. »


Pour en savoir plus sur les caméras Canon EOS C300 Mark II et Canon XF205, consultez les pages produits.

Rédigé par Lucy Fulford


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