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À la rencontre du Jeune photographe naturaliste de l'année 2017

La photo récompensée de Daniël Nelson montre Caco, un gorille des plaines occidentales, en train de manger un fruit à pain dans le parc national d'Odzala Kokoua, en République démocratique du Congo, le 15 juillet 2015. Photo prise sur le Canon EOS 6D. © Daniël Nelson

Daniël Nelson faisait de la randonnée depuis quatre jours à travers la forêt tropicale du parc national d'Odzala Kokoua, en République démocratique du Congo (RDC), lorsqu'il est tombé sur Caco. « Je venais de marcher pendant cinq heures à travers la jungle dense et humide », se souvient-il. « Après avoir trouvé des empreintes et suivi le groupe, nous nous sommes stratégiquement placés sur le chemin des gorilles avant de nous asseoir et de les laisser nous trouver. La plupart d'entre eux ont continué d'avancer, certains se sont arrêtés pour nous regarder. Ce groupe en particulier était habitué à la présence humaine, ils ne nous ont pas considérés comme une menace. »

A toco toucan
Le jeune photographe naturaliste a passé plus de 10 ans à voyager vers des contrées lointaines pour perfectionner son art, y compris à Pixaim, au Brésil. Le 18 juillet 2014, il a pris en photo ce toucan toco aux couleurs vives qui mangeait des graines. Photo prise sur le Canon EOS 6D. © Daniël Nelson

Le jeune photographe néerlandais était à Odzala en 2015 avec ses parents, qui partagent sa passion pour les voyages et la nature. « Je savais que ce voyage serait unique. Nous avions spécifiquement choisi de visiter la République du Congo pour voir le gorille des plaines occidentales. Cette espèce est moins documentée que le gorille des montagnes du Rwanda. Je savais que j'avais une occasion en or de sensibiliser les gens sur son avenir. »

Daniël se trouvait à seulement quatre mètres de l'animal lorsqu'il a pris la photo « The Good Life » (La belle vie), qui lui fera remporter le titre de Jeune photographe naturaliste de l'année 2017. « Caco était plus téméraire que les autres gorilles. Il n'a pas bougé quand je me suis approché. À la place, il a continué à manger son fruit à pain africain. » Avec un Canon EOS 6D, Daniël a capturé cette image à 1/30 s à f/6,3, ISO 800. « Ma vitesse d'obturation était faible à cause de l'obscurité. Les gorilles se déplaçaient rapidement, la plupart de mes clichés étaient donc flous. Caco m'a laissé le temps de me placer et de prendre une photo nette. »

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En plus de photographier la faune sauvage, Daniël s'est intéressé à d'autres aspects de la nature, comme avec cette photo datant du 17 juillet 2015 de champignons qui poussent dans le nord du Congo. Photo prise sur le Canon EOS 6D. © Daniël Nelson

Même si son sujet faisait preuve de bonne volonté, l'environnement était hostile. « L'épaisse canopée empêchait la plupart des rayons du soleil de passer. Sur beaucoup de photos, des brindilles, des feuilles et des arbustes cachaient le sujet », explique Daniël. « J'ai pris près de 500 photos ce jour-là, mais seulement une poignée d'entre elles ont donné de bons résultats. » Il a sélectionné celle-là pour « l'esprit et l'expression » qu'elle dépeint. « Une grande positivité ressort de cette image, malgré le fait que cette espèce soit menacée. Je pense que le public s'identifie à Caco. C'est un jeune adolescent qui se détend sur le sol de la forêt en dégustant son déjeuner. Ses traits presque humains suscitent, je l'espère, de l'empathie envers lui. »

A small blue dragonfly perches on the edge of a bright green leaf.
Une petite libellule bleue est perchée sur le bord d'une feuille vert vif. Photo prise à Frome, au Royaume-Uni, le 23 juin 2015, sur le Canon EOS 6D. © Daniël Nelson

Daniël a aujourd'hui 18 ans, mais il a commencé à prendre des photos il y a plus de 10 ans. « J'étais très jeune quand j'ai commencé à me plonger dans les National Geographic et autres magazines consacrés à la vie sauvage. À l'âge de six ans, mon père a décidé de m'emmener en Zambie afin que je puisse la voir pour de vrai. À partir de là, ma passion pour le monde naturel s'est développée et j'ai rapidement appris que la photographie était un moyen efficace de mettre la nature en valeur. J'ai consacré une grande partie de mon énergie à la photographie et j'ai depuis fait de nombreux autres voyages. Je deviens chaque fois plus créatif et innovant. »

Plus tard, Daniël souhaite entamer une carrière de photographe professionnel à la suite d'un cursus universitaire (probablement en politique environnementale). « Ce qui me fascine dans la photographie naturaliste, c'est la capacité à transmettre un message. Elle peut être utilisée pour mettre en lumière la beauté de la nature ou pour sensibiliser le public à un problème. Elle influence les personnes qui ne voient jamais la vie sauvage de leurs propres yeux, ou dont la connaissance de la nature se limite à ce qui les entoure. J'ai grandi à Amsterdam, j'adorais regarder les émissions de Steve Irwin et David Attenborough où ils dévoilaient la face cachée du monde naturel. Mes connaissances sur la nature étaient très limitées, mais à travers le cinéma et la photographie, j'ai découvert le monde qui s'étendait au-delà de ma propre ville. »

An Ethiopian man
Un Éthiopien en habits traditionnels se tient devant des murs richement décorés à l'intérieur d'une église creusée dans la roche dans la région de Tigray, dans le nord de l’Éthiopie, le 20 décembre 2015. Photo prise sur le Canon EOS 6D. © Daniël Nelson

De nombreuses histoires doivent encore être racontées concernant la préservation de l'environnement.

Daniël, qui vient de finir le lycée, est actuellement à mi-parcours d'un périple de huit mois qui a commencé à Amsterdam et prendra fin dans la ville du Cap. « J'ai pris le train vers l'Espagne, un ferry vers le Maroc, puis j'ai voyagé jusqu'au Sénégal à travers le Sahara occidental et la Mauritanie. Je me trouve maintenant dans la région de la Casamance, au sud du Sénégal, et je me rends la semaine prochaine en Guinée-Bissau », indique-t-il. « On ne parle pas assez de l'Afrique occidentale et de l'Afrique centrale. Comme avec Caco, cette région contient des histoires qui doivent encore être racontées concernant la préservation de l'environnement. »


Pour en savoir plus sur le modèle EOS 6D, consultez la page produit.

Rédigé par Rachel Segal Hamilton


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