PROFIL

Pavel Volkov

Un vieil homme portant un bonnet en laine se tient devant les décombres d'une maison détruite.

Un portrait d'un homme se tenant devant les ruines de la maison de son voisin dans la ville de Stepanakert, la capitale autoproclamée de la République d'Artsakh. L'ambassadeur Canon et photojournaliste Pavel Volkov s'est rendu sur le territoire disputé du Haut-Karabakh, en Azerbaïdjan, pour documenter l'instabilité régnant dans la région. Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark IV équipé d'un objectif Canon EF 24-70mm f/2.8L USM (désormais remplacé par le Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM) à 24 mm, 1/640 s, f/11 et ISO 2000. © Pavel Volkov

L'ambassadeur Canon russe Pavel Volkov consacre sa carrière de photojournaliste à mettre en lumière les problèmes sociaux et les sous-cultures de son pays de manière franche et directe, son but étant de donner à voir ce dernier dans ce qu'il a de meilleur et de pire.

Loin de se défiler face aux situations difficiles, Pavel a documenté des clubs de combat, le hooliganisme dans le milieu du football, ainsi que des groupes religieux modernes comme le mouvement de la jeunesse orthodoxe et son opposé, les païens russes. Il a photographié la vie quotidienne de personnes handicapées et de militaires, en particulier de jeunes élèves officiers et de nouvelles recrues.
Pavel s'est également intéressé aux tensions entre la Crimée et le sud-est de l'Ukraine. « Je suis convaincu que la photographie peut changer le monde », déclare-t-il. « Cette conviction est mon moteur. Je suis honnête dans la vie comme au travail. Je crois en l'humanisme, et j'espère que cela se reflète dans mes photos. »

Lassé du rythme lent de la petite ville où il a grandi, aux monts Oural, Pavel a déménagé à Ekaterinbourg, où il a commencé à expérimenter avec la photographie, en prenant des photos de ses amis avec l'appareil photo qu'il avait emprunté à ses parents. C'est ainsi que Pavel est tombé dans la photographie de mariages, puis de portraits après avoir été embauché dans un studio ; mais il est bien vite devenu évident que ses centres d'intérêt étaient ailleurs. « Ce que j'aimais par-dessus tout, c'était prendre des photos de la vie de tous les jours dans ma ville. Entre deux séances, j'avais donc pris l'habitude de me promener dans les rues avec mon appareil photo. J'aimais l'absence de mise en scène et le fait que tout était vrai. »
Ambassadeur Canon Pavel Volkov.
Lieu : Moscou, Russie

Domaines de spécialité : documentaire, portrait, reportage

Kit préféré :

Canon EOS 5D Mark IV

Canon EF 40mm f/2.8 STM
Des supporters de football russes, torse nu et les bras en l'air, entourés par de la fumée de fumigènes.

« J'ai pris cette photo de supporters de football pendant un match. Ils avaient allumé des fumigènes, ce qui est strictement interdit dans les stades russes » commente Pavel. Photo prise avec un Canon EOS-1D Mark II N (désormais remplacé par le Canon EOS-1D X Mark III) équipé d'un objectif Canon EF 24mm f/2.8 IS USM à 1/400 s, f/4 et ISO 250. © Pavel Volkov

Après avoir étudié le photojournalisme à la faculté Galperin de photojournalisme à Saint Petersbourg, Pavel a commencé à travailler comme photographe indépendant pour diverses publications. Puis en 2014, à l'âge de 27 ans, il a emménagé à Moscou où il avait obtenu un poste de photographe salarié au journal Vechernyaya Moskva. Depuis 2015, Pavel a travaillé pour une grande variété d'agences de photo, et ses images ont été utilisées par un large éventail d'organisations internationales, y compris le Washington Post, Der Spiegel, Stern, Harper's Magazine, Rolling Stone, la BBC, Greenpeace, VICE et The Institute. « Je crois que la publication d'un de mes reportages photo dans le New York Times sous formes électronique et papier a marqué un tournant majeur dans ma carrière. Ce fut une incroyable opportunité pour moi. C'est à ce moment-là que, pour la première fois, j'ai senti que je me faisais une vraie place dans ce milieu » se remémore Pavel.

Non seulement son travail a été exposé en Russie, mais il a également été publié à l'international. Un de ses reportages a même été présenté au festival international du photojournalisme Visa pour l'image, à Perpignan. « Ce fut un autre moment décisif pour moi », déclare-t-il. « Mon reportage sur les hooligans dans le milieu du football a été inclus au programme du festival et diffusé sur un grand écran devant un large public de photographes et d'éditeurs venus du monde entier. J'étais fou de joie. Mais le plus important, c'était que j'ai commencé à croire en mon propre talent. J'ai alors eu la certitude d'avoir choisi la bonne voie et que je ne devais en aucun cas baisser les bras. »
Un homme torse nu debout entre deux poteaux ornés de crânes d'animaux. Une effigie brûle dans un bûcher devant lui.

Des païens russes célèbrent Kupalo, le dieu slave du solstice d'été, en brûlant une effigie. « Kupala est l'une des principales fêtes païennes », explique Pavel. « Elle symbolise la mort et la renaissance du soleil. » Photo prise avec un Canon EOS 5D Mark II (désormais remplacé par le Canon EOS 5D Mark IV) équipé d'un objectif Canon EF 70-200mm f/2.8L IS USM à 70 mm, 1/800 s, f/3,2 et ISO 200. © Pavel Volkov

La reconnaissance de son talent s'est traduite par de nombreuses récompenses, par exemple lors du Concours international de photojournalisme Andreï Stenine ou la publication de son travail dans le Portfolio Review du New York Times. « De tous les genres de photographies, c'est toujours le photojournalisme qui m'a le plus attiré » affirme Pavel à propos de sa carrière jusqu'à maintenant. « J'essaie de travailler avec différentes communautés et sous-cultures, mais j'aime aussi m'impliquer dans des projets visant à brosser le portrait d'une seule personne. Je passe beaucoup de temps à effectuer des recherches autour de différents problèmes, et j'ai la chance de partager une partie de l'histoire de quelqu'un avec lui, pour livrer le récit de sa vie. Cela peut être une toute petite étape de sa vie, mais cette étape est intense et riche en émotions. C'est une responsabilité tellement importante. Les questions sur lesquelles je travaille ne sont peut-être pas celles qui rapportent le plus d'argent, mais je sais que le plus important, c'est de documenter la vraie vie. »
Votre technique a-t-elle évolué ?
« Absolument. À mes débuts, j'avais peur et j'étais gêné de prendre des gens en photo. J'avais du mal à aborder un inconnu, appareil photo en main. Au fil des ans, j'ai travaillé sur mes compétences en communication, que ce soit avec un groupe ou un sujet unique. Travailler avec un groupe est plus facile pour moi, mais encore aujourd'hui, j'éprouve toujours quelques difficultés lorsqu'il s'agit de photographier un seul « sujet héroïque ». Dernièrement, je me suis motivé pour travailler sur des histoires de ce genre. Il m'arrive encore de connaître quelques échecs, mais nous sommes tous humains. »

Comment procédez-vous ? Comment décidez-vous de ce que vous allez photographier dans une scène ?
« Je n'aime pas les photos prises au hasard. Il peut arriver que, par chance, vous obteniez une bonne photo. Néanmoins, vous devez comprendre que c'était juste dû à la chance, et non à votre travail. J'essaie de planifier autant que possible. Quand je parcours mes photos, je commence par chercher des intrigues qui me semblent importantes, des images qui mettent l'accent sur les points qui constitueront l'histoire. »

Quels aspects les photographes professionnels négligent-ils occasionnellement ?
« Nous pouvons passer outre ce pour quoi nous ne sommes pas prêts. Nous devrions toujours analyser la situation autant que possible, en comprendre toutes les implications possibles et garder à l'esprit l'histoire que nous recherchons. Si on ne recherche rien, on ne trouve rien. Parfois, la chance peut nous sourire, mais elle ne suffit pas toujours. L'expérience et la planification sont toujours essentielles. »

Jusqu'à présent, quel est l'enseignement le plus utile que vous avez tiré de votre carrière ?
« J'ai compris que, dans un monde aussi diversifié que le nôtre, il est impératif d'avoir sa propre opinion, d'illustrer une histoire et de prendre des photos comme on le désire soi-même, et non pour répondre aux exigences du secteur ou aux envies de quelqu'un d'autre. Vous n'avez pas besoin d'être influencé. Perdre son individualité propre, cela peut arriver si vite. »

Ce que je sais

Pavel Volkov

« Le plus important est de toujours garder à l'esprit qu'en tant que photographes, nous sommes là pour prendre des photos. Il nous arrive d'assister à des scènes si poignantes qu'elles peuvent nous submerger comme un tsunami. Dans ces cas-là, la distinction se brouille : sommes-nous photographes ou participants ? N'oubliez pas que vous êtes photographe, et que votre job est de documenter. Vous êtes le témoin d'une scène, et vos photos seront votre témoignage. »

Instagram :@pavelvolkovphoto

Site Web :
volkovpavel.com

Équipement de Pavel Volkov

Kit utilisé par la plupart des photographes professionnels

L'équipement de Pavel Volkov contenant ses appareils photo et objectifs Canon.

Appareil photo

Canon EOS 5D Mark IV

Performant et résistant, ce reflex 30.4MP plein format est capable de produire de magnifiques images haute qualité, partout et en tout temps. « C'est mon appareil photo préféré, car il convient parfaitement à chaque aspect nécessaire à mes prises de vue, et ce dans tous mes axes de travail », s'enthousiasme Pavel.

Canon EOS-1D X Mark III

Le successeur de l'EOS-1D X Mark II que Pavel utilise est l'outil de création ultime grâce à ses performances exceptionnelles en basse lumière, sa technologie d'autofocus utilisant le Deep Learning et ses vidéos en RAW 5,5K. « Le Mark II permet une mise au point très rapide, et il est vraiment bien pour réaliser des vidéos », déclare Pavel.

Objectifs

Canon EF 24-70mm f/2.8L II USM

Ce zoom standard haute qualité à ouverture f/2.8 rapide est le choix privilégié de nombreux photographes professionnels. « J'utilise cet objectif pour réaliser mes reportages, lorsque j'ai besoin de prises de vue générales rapides ou de gros plans, et que je n'ai pas le temps de changer d'objectif », explique Pavel.

Canon EF 70-200mm f/2.8L IS USM

Un téléobjectif à ouverture rapide de qualité professionnelle, très prisé par les photographes sportifs et de nature, ainsi que par les photographes spécialisés dans les mariages et les portraits. « Pour les photos comme pour les vidéos, j'utilise ce téléobjectif lorsque je travaille à une certaine distance du sujet », explique Pavel.

Canon EF 50mm f/1.2L USM

Objectif USM professionnel de série L avec ouverture de f/1,2 permettant des prises de vue en basse lumière et un contrôle total de la profondeur de champ. « J'utilise cet objectif, avec mes focales 24mm et 40mm, lorsque je réalise des portraits ou des reportages », explique Pavel. « C'est la solution idéale pour capturer les mouvements quand on est au cœur de l'action. »

Canon EF 40mm f/2.8 STM

Objectif « pancake » compact à ouverture rapide, idéal pour les photographies de voyage ou classiques. « Cet objectif est tellement léger et précis », déclare Pavel. « Je préfère utiliser des objectifs à focale fixe plutôt que des zooms, pour éviter de perdre du temps à choisir la bonne distance focale. »

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