Selon une étude européenne Canon – SIRC sur le comportement des supporters de football et de leurs émotions, 67% des supporters français de football avouent avoir pleuré lors d'un match.

Courbevoie, le 28 mai 2008 : À moins de 15 jours du coup d'envoi de l’UEFA EURO 2OO8™, Canon Europe et le SIRC (Social Issues Research Centre) publient une étude sur la passion du football et la nature des émotions transmises lors des matchs. Cette recherche a pour objectifs sociologiques de comprendre les émotions des supporters de football, de comparer selon les pays les divers sentiments perçus lors des matchs, ainsi que les expressions et les comportements des supporters lorsqu’ils soutiennent leur équipe.

• 80% des supporters de football français pensent que leur présence à un match à un effet direct sur le jeu.
• Pour 95 % des suédois, les matchs de football sont la seule occasion de se laisser aller émotionnellement

Et si les supporters les plus passionnés jouaient un rôle décisif dans la victoire de leur équipe ?

Emotion et passion

À travers l'Europe, le football est associé à la passion, l'émotion, l'excitation et l'engagement. Pour beaucoup de supporters, ce sport est un exutoire qui leur permet de se laisser aller, d'extérioriser les frustrations de la vie quotidienne.
Deux tiers des supporters interviewés ont avoué avoir déjà pleuré lors des matchs de football, surtout de joie et quelquefois de déception. Les fans portugais, belges, allemands et britanniques font partie de ceux qui fondent le plus facilement en larmes en Europe. La grande majorité des supporters reconnait avoir régulièrement poussé des hurlements et des cris perçants dans le public (95 %) et la plupart (60 %) avoue même rêver de football dans leur sommeil.
Près de 90 % des supporters sont d'accord avec la déclaration "j'associe le football à "passion" et "engagement". À travers l'Europe, peu d'écarts ont été enregistrés sur cette question fermée. Les hollandais et les belges arrivent au sommet du classement (100 %), suivis par des allemands (98 %).
Une proportion encore plus grande de supporters en Europe (93 %) reconnaît que le football est aussi associé à "excitation" et "émotion".
Pour 60% de l'ensemble des fans interviewés et 53% des français, le football peut être associé à une religion.

"Je n'ai jamais eu un sentiment aussi fort, c'est le sentiment d'amour que j'ai pour mon équipe quand je suis au stade. Je ne pourrais jamais oublier le sentiment que j'ai quand je suis auprès de mon équipe. Quand mon équipe gagne, c'est magnifique, c'est incroyable, c'est si beau que parfois j'ai l'impression de ne plus respirer." (supporter belge)

Le douzième homme

Le supporter de football se décrit comme étant "le douzième homme". C'est-à-dire, un acteur du jeu, tout aussi important qu'un joueur ou un entraîneur, qui participe à la victoire de son équipe. Les actes accomplis par les supporters pendant les matchs tels que les chants, les rituels, les drapeaux agités, motivent l'équipe, intimident les adversaires et peut-être même influencent les décisions des arbitres. Le supporter est présent pour aider son équipe à gagner et non pour simplement observer.

• 80% des français (et 81% des personnes interrogées en Europe) pensent qu'en tant que spectateur, leur présence a un effet direct sur le jeu.


Si l'équipe gagnante de l'UEFA EURO 2008™ devait être celle qui bénéficie des supporters les plus émotionnellement impliqués, ce ne serait alors pas l'Allemagne, l'Italie ou la France qui serait vainqueur, mais la Suède.
En effet, selon le classement européen de l'étude Canon - SIRC, la Suède détient les fans les plus passionnés.

• 88% des supporters suédois ont serré dans leurs bras et embrassé un étranger lors d'un match de football.
• Pour 95% des suédois, les matchs de football sont la seule occasion de se laisser aller émotionnellement.

En deuxième position se trouve la Norvège, suivie par la Belgique et la Grande-Bretagne.

Les supporters français, en dépit de la victoire de leur équipe il y a dix ans à la Coupe du Monde et au Championnat d'Europe en 2000, sont parmi les plus réservés d'Europe. À peine plus de la moitié (60 %) avouent avoir serré dans leurs bras et embrassé un étranger lors de fortes émotions alors que la moyenne européenne est de 77 %. Les portugais, quant à eux, sont ceux qui se risquent le moins à embrasser (43 %).
Football et sphères sociales

Le football et l'amitié

L'enquête montre aussi que le football est l'une des manières de créer et d'entretenir des amitiés fortes qui ne pourraient pas exister autrement. De nombreux supporters utilisent même le champ lexical de la famille : "ma fraternité" ou "ma famille". Les amis appartenant au monde du football diffèrent des amis issus d'autres sphères sociales car quelque chose d'unique est partagé et échangé. À noter que l'équipe de football est également considérée comme "une amie" pour beaucoup de supporters. Pour 73% des supporteurs français, être fan, c'est faire partie d'une communauté, la moyenne étant de 59%.

• 55% des personnes interrogées estiment qu'être supporter d'une équipe s'apparente à avoir un(e) petit(e) ami(e) sur le long terme. Seuls 13% des français pensent de même.
• 78 % associent le football à l'amitié et à la camaraderie.
• Pour 65 %, s'unir avec d'autres supporters revient à se lier avec l'équipe elle-même. Cela se vérifie pour 93% des français.
• 71 % pensent qu'être avec d'autres supporters dans l'atmosphère des gradins est aussi important que l'observation du jeu en lui-même.

On voit aussi le football comme une expérience familiale, dans le sens plus conventionnel, qui permet de créer des contacts entre chaque génération.

Le football et la famille

Le football joue un rôle clef dans la vie familiale dans la plupart des pays d'Europe. En effet, il crée des liens entre les membres d'une même famille et engendre dans la durée un sens de la tradition et de l'appartenance. Les relations les plus fortes sont celles entre un père et son fils. La plupart des hommes deviennent des supporters parce que leur père l'était ou les accompagnait aux matchs. Beaucoup de supporters conservent des souvenirs très forts de ces expériences formatrices. La passion pour le football est un lien social qui mène fréquemment à des conversations animées à la maison, devant la télévision ou lors du dîner.

• Près de la moitié (46%) des européens associent le football à la famille.
• Seuls 20% des français considèrent que supporter la même équipe que ses parents contribue à entretenir avec eux de bonnes relations, contre 75% des belges.
• 77% des européens pensent que le football constitue une partie importante de leurs souvenirs en grandissant.
• 74% estiment qu'être supporter, c'est faire partie d'une grande famille.

 "Moi, je suis fan depuis tout petit. Mon grand-père, mon père, allaient au stade. Ils me racontaient des histoires. J'ai aimé le foot tout de suite. La première fois où je suis allé à un match, j'avais 12 ans. L'atmosphère, l'ambiance, je ne sais pas : j'ai accroché. Il y avait quelque chose. Il y avait du beau football, tout le monde vibrait .. " (supporter français)

Types de personnalité

Le SIRC a identifié cinq types de personnalité de supporters à travers l'Europe, dont les détails sont décrits dans le rapport : 

• Passionnés (31 %)
• Internationalistes (18 %)
• Fanatiques (12 %)
• Voyageurs (9%)
• Sociables (4 %) 


Quelques résultats

• Pour 72 % des espagnols et près de 2/3 des allemands, anglais, néerlandais et norvégiens, le football peut procurer autant de plaisir que le sexe. Un Italien sur quatre préfère ainsi regarder un match de football que d'avoir des relations sexuelles !
• Les plus obsédés par leur prise quotidienne de foot (via Internet, magazines ou radio) sont les danois (98 %), les tchèques (96 %), les allemands (95 %). Seuls 62 % des portugais et 72 % des polonais agissent de même.
• Plus d’1/3 des belges, finlandais et suédois avouent avoir choisi leurs amis selon l'équipe qu’ils soutiennent.
• 69 % des fans espagnols affirment suivre toujours le même rite avant un match contre une moyenne européenne de 40%. Seuls 27% des hollandais font de même.
• Les suédois et les belges sont les supporters européens qui reconnaissent le plus fortement que "le football est la chose la plus importante dans leur vie". Près de la moitié (45%) des personnes interrogées sont d'accord avec cela. Etonnamment, ceux qui le sont le moins sont les Italiens avec 21 %. 

L'enquête

L'enquête de terrain a été menée par le SIRC (Social Issues Research Centre) dans six pays : la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne.
Les interviews ont permis d’analyser l’implication des supporters et leurs émotions. Par ailleurs, des études sur les pulsations cardiaques de certains supporters ont été réalisées avant, pendant et après le match.
Dans 11 autres pays, des entretiens Internet et téléphoniques ont été conduits avec des supporters.
Enfin, près de 2 000 fans ont répondu à un sondage paneuropéen en ligne dont les questions (18) concernaient l'émotion. Une moyenne européenne a été établie à partir des résultats de ce questionnaire.
Les pays les plus émotionnellement impliqués dans le football sont :

 
1. La Suède
2. La Norvège
3. La Belgique
4. La Grande-Bretagne
5. L'Espagne
6. La république tchèque
7. L'Allemagne
8. La Hongrie
9. La Slovaquie
10. Les Pays-Bas
11. La Suisse
12. La Finlande
13. La France
14. Le Danemark
15. La Pologne
16. L'Italie
17. Portugal
 

L’étude indique que même s’il y a des différences entre les supporters de chaque pays, dans leur comportement et leur manière d’exprimer les émotions, tous ont le même langage : celui du football.

“Cette étude est l'une des plus importantes réalisées sur les supporters de football en Europe au cours des dernières années. Les résultats exposent à quel point les passions et les émotions sont associées à ce sport ainsi que le rôle positif que peut avoir un vrai fan sur la vie de millions d'européens. Alors qu'il y a de fortes rivalités entre les fans au niveau local et national, nous avons été frappés par le fait que le football unit des gens d'univers variés à travers toute l'Europe et sans doute au-delà" commente Peter Marsh, Codirecteur du SIRC.

Pour télécharger l'étude, cliquer sur http://www.sirc.org/football/football_passions.pdf 

A propos du SIRC
 
Le SIRC (Social Issues Research Centre) est une organisation indépendante à but non lucratif fondée pour mener des recherches sociologiques et des études sur le "style de vie". Le SIRC contrôle et évalue les tendances socioculturelles afin de fournir de nouveaux éléments sur le comportement humain et les relations sociales.
Le SIRC souhaite offrir une perspective posée et réfléchie sur les études sociales, en s'appuyant sur des discussions ouvertes et rationnelles basées sur l'évidence plutôt que sur l'idéologie.
C'est dans ce contexte que le SIRC accomplit ses recherches, sur les aspects positifs de comportement social aussi bien que sur les aspects plus problématiques étudiés généralement en sciences humaines.
Pour de plus amples renseignements : www.sirc.org

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